Or jaune, or blanc, or rose : ce qui change vraiment

Or jaune, or blanc, or rose : la question revient à chaque projet. La réponse tient en une phrase — c’est le même or, allié différemment. Voyons ce que cela change vraiment.
Un même titre, trois alliages
L’or pur (999) est trop tendre pour être porté. On l’allie donc à d’autres métaux. En or 750/1000, soit 18 carats, le bijou contient 75 % d’or fin ; le quart restant fait la couleur. Cuivre et argent en proportions équilibrées donnent le jaune ; une dominante de cuivre donne le rose ; des métaux blancs comme le palladium donnent le blanc. Le titre, lui, ne change pas : les trois valent le même poids d’or fin.
Ce qui change à l’usage
L’or rose, plus chargé en cuivre, est légèrement plus dur et marque un peu moins. L’or jaune est le plus stable dans le temps : sa teinte ne bouge pas. L’or blanc demande une précision : la plupart des ors blancs sont rhodiés, c’est-à-dire recouverts d’une fine couche de rhodium très blanche et brillante. Cette couche s’use au frottement, en un à trois ans selon le port, et laisse réapparaître le ton gris-champagne naturel de l’alliage. Ce n’est pas un défaut : un rerhodiage à l’atelier lui rend son aspect d’origine. C’est un entretien à prévoir, pas une garantie perdue.
Et l’argent 925 ?
L’argent 925 contient 92,5 % d’argent fin. Plus tendre et plus clair que l’or blanc, il s’oxyde à l’air — une patine grise qui se retire facilement. C’est un excellent métal, à condition d’accepter cet entretien.
À retenir
Le choix est esthétique, pas qualitatif. Regardez votre carnation, vos bijoux existants et votre tolérance à l’entretien : jaune pour l’immuable, rose pour la chaleur, blanc pour le froid lumineux — avec un rerhodiage de temps à autre.
